Qui sommes-nous ?

L’association souhaite créer du lien et promouvoir toute dynamique sociale, culturelle et économique en respect avec le territoire.

Comme son nom l’indique son territoire  part de la source du Bès (commune de Seyne les Alpes) au confluent du Bès avec la Bléone (commune de Digne les bains).
Ce territoire est riche d’un patrimoine géologique à valeur internationale qui témoigne de 300 millions d’années de l’histoire de notre planète,

d’une biodiversité exceptionnelle et

d’un petit patrimoine bâtit fruit du travail des hommes,

et surtout riche de plus de 600 habitants qui sont la vie et les acteurs économiques de ce territoire.

Acteur de développement du territoire

Créée en 2002, l’association « Vallées du Bès » réunit des habitants et des amoureux de la vallée du Bès et de ses affluents.

Comme son nom l’indique, le champ d’action de l’association couvre l’ensemble de la vallée, de la source du Bès (Seyne-les-Alpes) jusqu’à sa confluence avec la Bléone (Digne-les-Bains).

Son but est de développer du lien et de la dynamique sociale et touristique à travers des activités culturelles et de loisirs contribuant ainsi à animer la vie du territoire. L’enjeu principal est de promouvoir les atouts de la vallée dans le cadre d’un développement durable, c’est-à-dire respectueux de son environnement.

L’association est ouverte à tous, elle est uniquement basée sur le bénévolat. L’association n’est pas déclarée d’intérêt général. Les actions qu’elle propose sont gratuites ou à participation libre.

Elle compte déjà de nombreuses animations culturelles et sportives a son actif :

  • La production d’un film sur les 100 ans de la route de Barles accompagné d’un cycle de conférences et d’expositions en partenariat avec la Ligue de enseignement et les Archives Départementales,
  • L’initiation au ski télémark en partenariat avec la station du Grand Puy et l’École de Ski Française,
  • L’organisation d’un marché des producteurs locaux,
  • L’organisation de soirées cinéma en plein air dans les différents villages,
  • L’organisation de sorties à vélo « découvertes du patrimoine naturel de la vallée du Bès : faune, flore, paysage, agriculture » en partenariat avec diverses associations naturalistes ainsi que les Archives départementales, la Réserve Naturelle Géologique de Haute Provence (RNGHP), l’UNESCO géoparc de Haute Provence, le musée Gassendi, Natura 2000?
  • La participation à la fête des Monges, à la fête de la montagne, à la randonnée  » la tranquille du Blayeul » (en partenariat avec Organi’caoch),
  • L’édition de cartes postales, de gilets de sécurité à son logo, de T-shirts, de DVD « les 100 ans de la route de Barles ».
Cartographie(temporaire)B

La tranquille du Blayeul

blayeul

La vallée du Bès aujourd'hui

Vallée du Bès ! vallée sauvage et encaissée que les eaux torrentielles ont creusé à travers des barres rocheuses, nous façonnant ainsi à travers le temps des paysages très pittoresques. Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle, à la main, à coup de barres à mines et d’explosifs que les hommes ont enfin taillé dans le rocher une voie de communication carrossable remplaçant ainsi les anciens chemins muletiers de crête aujourd’hui embroussaillés.

Cette route, tant espérée, point d’appui indispensable à la survie de la vallée allait permettre à de nombreuses familles de quitter cette vallée où gagner sa vie sur les pentes raides était si dur. La mort de dizaines de jeunes hommes lors du conflit de 14/18 allait encore accentuer cette tendance.

Après la dernière guerre, l’attrait de la ville et d’une vie meilleure, la difficulté de mécanisation, ont encore aggravé la situation. La déprise agricole et ses dramatiques conséquences que sont la désertification, le manque d’espoir de ceux qui sont restés ont traversé tous les villages.

Des hameaux ont été abandonnés, d’autres se sont désertifiés, et le départ des jeunes a provoqué un vieillissement de la population.

Heureusement, dans chaque village quelques uns se sont accrochés et ont tenu bon. Ils ont développé leur ferme en la modernisant, en agrandissant leur territoire et leur cheptel, luttant ainsi contre l’embroussaillement et la reforestation.

Leur combat et leur ténacité servent aujourd’hui de point d’appui à la revitalisation de la vallée.

Dans les années 60/70, çà d’abord été la mode des résidents secondaires. Les maisons de famille étaient restaurées par leurs propriétaires qui reviennent y passer leurs vacances. D’autre maisons ont été rachetées par des résidents citadins qui les transforment en résidence secondaires. Ils apprécient dans notre vallée le calme, la beauté des paysages. C’était l’époque des estivants – parfois hivernants- qui font revivre nos villages le temps des vacances.

Mais nous vivons aujourd’hui une autre tendance.

Des hommes et des femmes rejetant la vie dans les grandes villes tentent de s’installer dans notre vallée pour bénéficier d’un autre environnement. Leur combat n’est pas facile mais il doit devenir le combat d’une vallée qui veut revivre. Certains vivent dans les villages et ont leur activité professionnelle principalement à Digne les Bains. Les voyages quotidiens ne sont certes pas faciles mais c’est leur choix. D’autres tentent de créer leur propre activité dans la vallée pour y travailler et y vivre.

Plusieurs idées, plusieurs projets se développent, d’autres se concrétisent. Ces projets se développent autour de l’artisanat, du commerce, de l’agriculture, du tourisme, du secteur social, de l’éducation à la musique, à l’environnement, et de l’art dans la nature.

Nos roches, si longtemps vécues comme une contrainte et un handicap, sont devenues aujourd’hui, grâce à la « Réserve Naturelle  Géologique de Haute-Provence » et au Géopark, un patrimoine naturel et culturel reconnu mondialement.

Malgré les conflits inhérents aux différences culturelles, aux intérêts parfois contradictoires, petit à petit la vie renaît.